Qui êtes-vous ?

Pyrénées Atlantiques, France
LA PAROISSE LA TRINITE D'OLORON COMPREND LES RELAIS DE STE-CROIX, STE-MARIE-ST-PEE, NOTRE-DAME-GOES, BIDOS-SOEIX. PRESBYTERE:secrétariat 2, rue Centulle,OLORON-STE-MARIE TEL:0559390170 FAX:O559360928 E.MAIL: paroissetrinite@wanadoo.fr LA PAROISSE ST JACQUES DU PIEMONT COMPREND LES EGLISES D’AGNOS, AREN, ASASP,ARROS,EYSUS,GERONCE,GEÜS, GURMENÇON, LURBE ST-CHRISTAU,MOUMOUR,ORIN ET ST-GOIN PRESBYTERE: 5, rue du Gave 64400 Gurmençon Tél/fax 05 59 39 87 28 PRÊTRES- pour les deux paroisses: Abbés Daniel DECHA,curé. Jean Marie BARENNES,prêtre- coopérateur. *Eustache-Fortuné HOUNDJEMON prêtre «fidei donum» du diocèse de Cotonou (Bé­nin), en mis­sion d'étu­des à l'Institut Catholique de Toulouse, prêtre coopérateur de la paroisse la Trinité d'Oloron - Oloron, pour 3 ans.

03/03/2015



«Tiens ta lampe allumée… »  

Mon adolescence a connu le premier « curé chantant » qui monta sur les planches une guitare en  bandoulière. Il s’appelait Aimé Duval, jésuite de son état devant l’Eternel. 
La « Compagnie » possédait une maison dans un village de mon canton et nous apprîmes qu’un soir, le Père en vacances dans ce coin reculé du Béarn, allait nous offrir un récital. Juchés sur des bicyclettes souvent empruntées et nullement certifiées aux normes minimales de l’éclairage ou du freinage, nous avalâmes les kilomètres qui nous séparaient de la scène champêtre. Quatre planches sur des tréteaux plantés au milieu d’un pré, un projecteur auquel un machiniste improvisé ajoutait de temps à autre un verre de couleur pour « faire de l’effet, » et voilà le Père Duval entamant la soirée.
 « Tiens ta lampe allumée ! » Il ne fallut pas longtemps au troubadour pour faire comprendre à la centaine de jeunes ados assis devant lui sur l’herbe fraîche que le titre de sa chanson faisait allusion au passage de l’Evangile qui donne en exemple des jeunes filles prévoyantes. Elles avaient emporté une provision d’huile assez importante pour alimenter leurs lampes afin d’attendre patiemment le retour d’une noce. Nous avions tous reçu un minimum d’enseignement religieux pour saisir l’actualisation de ce récit auquel le Père allait  donner du rythme, des notes et des couleurs.
Je suis toujours étonné de voir avec quelle spontanéité des personnes de tous âges et de toutes cultures viennent déposer une bougie sur des lieux symboliques souvent liés à quelque évènement tragique. Savent-elles qu’elles accomplissent un rite aussi vieux que l’humanité et entièrement empreint de divin ? L’homme a toujours été fasciné par ce feu qui descendait du ciel les jours d’orage et qu’il fallait voler aux dieux pour entretenir la vie sur la terre. Quelle que soit sa forme, laïque ou religieuse,  ce geste revêt encore un caractère sacré. Tout se passe comme si nous prenions un peu de notre âme, cette part divine de notre vie, volée ou reçue, pour la laisser briller en signe d’un brûlant souvenir.
Au risque de passer pour  un moralisateur périmé ou pour un ridicule pédant, j’aimerais murmurer à l’oreille des plus jeunes qui font silence devant leur bougie et dont certains sont les enfants de mes amis, les paroles suivantes :
 « Tiens ta lampe allumée ! »
« Sois persuadé que ton existence est lumière et qu’elle a une place unique sur le lampadaire de la terre. Ta venue au monde avait déjà illuminé le cercle familial. Enfant, ton rire clair, tes yeux pétillants, tes réparties ingénues, nous éclaboussaient de joie. Quand il t’arrive, aujourd’hui, de mettre ton sourire sous le boisseau, tu assombris notre ciel.
Cependant, ne cherche pas à briller : le vernis n’attrape que les moucherons inconscients et inconsistants. Reflète plutôt cette clarté que tu as captée ailleurs et tu attireras les chercheurs de soleils. 
Tiens tes yeux ouverts et contemplatifs. Ils sont la «lampe de notre corps. » Nos écrans rivent nos regards sur les plus sublimes paysages du monde et pendant ce temps, le rouge-gorge familier nous épie sur le rebord de la fenêtre. Jette-lui un coup d’œil, tu seras ébloui par cette boule vibrante de vie.
Tu as peut-être fait la cruelle expérience d’être dévisagé par le regard scrutateur ou inquisiteur d’autrui. Toi, au contraire, envisage-le de sorte que ton regard le rende plus rayonnant encore.
Tiens sans cesse ton esprit en éveil. Garde-toi des évidences officielles, des expressions recuites et des idées reçues. Passe-les  au tamis de la réflexion pour en extraire le meilleur et pour en rejeter le médiocre avant de t’en servir. Ne te laisse pas abuser par le jargon des professionnels. Ils y ont souvent recours pour masquer leur incapacité à transmettre ce qu’ils n’ont pas bien compris eux-mêmes.
Marcher à contre-idées courantes est la seule façon de tracer ton chemin sur les flots fuyants des opinions communes bien souvent orientées par la main invisible des maîtres du mensonge et de la flatterie.
Tiens ta Foi en attente. Notre société farouchement allergique à tous les dieux ne cesse d’enfanter des idoles. Traque-les sans pitié. Tu les reconnaîtras : elles sont
 « très tendances, » elles dansent et se prosternent devant l’Homme tout-puissant créateur de lui-même au détriment de l’autre et du futur. 
Ne méprise pas ce qui a enchanté tes premières années. Garde ta faculté d’émerveillement, méfie-toi des emballements.  Ne rejette pas ce que l’on t’a transmis et ce à quoi tu as cru, sans lui accorder de nouveau un certain crédit. Et si après examen approfondi, il ne reste qu’un point d’interrogation planté dans ton cœur, n’apaise pas la brûlure par des anesthésiants faciles. Laisse la plaie grand ‘ouverte.
Après le massacre des idoles et la marche à l’aveugle, tu te retrouveras épuisé et exténué.  Rentre dans une église, regarde le visage du Crucifié penché au-dessus de la pâle lueur des cierges et demande-Lui : « Pourquoi seul le silence coule- t-il de ton cœur transpercé par l’Amour ? »
Enfin, pour garder ta lampe allumée, reste fidèle à tous ceux et celles qui t’ont transmis la lampe, la mèche  et l’huile. Garde une amitié sans faille envers ceux et celles qui t’ont offert leur feu. Et quand à son tour il vacillera, ils auront besoin d’approcher du tien pour ne pas désespérer de demain.
« Tiens ta lampe allumée » : ni la lampe, ni la flamme ne viennent de toi mais c’est TA lumière. Protège-la, nourris pour elle une belle ambition, elle est indispensable pour éclairer le monde noirci. »
                                                                           (Abbé Jean Casanave)
La Trinité d'Oloron - Oloron


Tous les jours, messe célébrée au Carmel à 9h00.

Lundi 2 mars     17h Résidence Sainte-Croix.
                        18h00 Chapelet.
                        18h30 Messe à Sainte-Marie.

Mardi 3 mars    18h30 Messe à Sainte-Marie.

Mercredi 4 mars 12h-18h30 Adoration du Saint-Sacrement,  vêpres suivies de la messe à Sainte Marie.
17h15 Célébration avec les personnes handicapées, Salle Sainte-Croix.

Jeudi 5 mars Récollection de Carême pour les prêtres du doyenné à Sarrance.
                          17h30 Vêpres en Béarnais à Sainte-Croix.
      18h00 Prière à Saint Pée
      18h30 Messe à Goès.

Vendredi 6 mars (Jour d'abstinence)
      10h Laudes en Béarnais à Notre-Dame.
      17h Messe au Capa La Pistole
                        18h30 Prière de Louange à Sainte-Ma­rie.
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----- 3ème di­man­che de Carême -----

Samedi 7 mars        9h00 Messe au Carmel.
                          16h45 Prière du Rosaire pour la Paix et la Vie
                          18h30 messe à Notre Dame.

Dimanche 8 mars 9h00  Messe au Carmel.
                                   10h30 Messe en famille à Sainte-Marie.
                                   18h30 Messe à Sainte-Croix.

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             Saint Jacques du Piémont - Gurmençon

                                     



Mardi 3 mars 14h30 Chapelet à Aren (Mystères joyeux)

Vendredi 6 mars  (Jour d'abstinence)
15h Messe à la maison de retraite CAPA Gurmençon (I.P.)
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3ème dimanche de Ca­rême

Sa­me­di 7 mars  18h30 Messe à Aren (Marie Sahores)

Dimanche 8 mars 10h30 Messe à Gurmençon.
Messe animée par les jeunes de l'aumônerie.
(Hui­taine Ray­mond Déchandol, huitaine Jean-Marie Serres,
André Idiart, Famille Foueillassar)


---------------------- Réunions à la maison paroissiale ------------------------

Mercredi 4 mars de 19h à 20h30
Animation de Carême en paroisse
Le CCFD-Terre Solidaire nous aidera à réfléchir sur la Création
à l'aide d'une tenture.
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Jeudi 5 mars 14h30
Formation permanente avec Sœur Anne-Marie.
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Vendredi  6 mars à 20h30
Préparation au Baptême
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CCFD-TERRE  SO­LI­DAIRE
Ex­po­si­tion sur les femmes
intitulée «Regard et dignité»
proposée par le CCFD-Terre Solidaire,
à la médiathèque
du Lundi 2 mars au Samedi 7 mars in­clus.
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                                   Pro­chai­nes réu­nions de ré­flexion sur le thème de la fa­mille

les jeu­dis 12 et 19 mars à 14h30 mai­son pa­rois­siale.
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Suite aux destructions d'églises, d'écoles et d'orphelinats chrétiens du diocèse de Niamey,  grâce à votre générosité, le mercredi des Cendres, nous avons envoyé la somme de 384,50€ aux Missions Africaines.



02/03/2015




Grande Braderie à la Boutique Solidaire

 du                          Secours catholique 

au profit des projets d’aide locale sur Oloron et alentours.

Mercredi 04 mars                        vetements tenues tenues 9 gif
et Jeudi 05 mars 2015

                               Lieu : Avenue du IV Septembre – Oloron

         vetements chaussures chaussure 6 gif                         

23/02/2015

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- Chemin vers Pâques 2015

Pendant les quatre semaines de carême qui nous mè­ne­ront vers Pâques, le CCFD-Terre Solidaire vous proposera à la fin de chaque messe des cartes sur le thème du respect de la création dans le dessein de Dieu.
Afin de poursuivre notre réflexion, le contenu com­pren­dra :
         - une pensée du Pape Fran­çois
         - un verset de la Bi­ble
         - et un projet de développement soutenu par le CCFD.

Ces cartes seront disponibles au fond de l'Église sur les tables de presse.
  
Mer­cre­di 4 mars: animation de carême en paroisse de 19h à 20h30 salle paroissiale de la rue d'Arboré autour de la tenture du CCFD-Terre Solidaire représentant un vitrail sur la créa­tion.

Ven­dre­di 20 mars: animation et éducation au développement des enfants de l'aumônerie par le CCFD-Terre Solidaire à la salle de réception de la mairie de Bidos (support pédagogique pour amener les jeunes à réfléchir sur : «Quel monde voulons-nous ?»

Sa­me­di 21 et dimanche 22 mars: animation en paroisse - Messes animées par le CCFD-Terre So­li­daire et
  Ran­do so­li­daire le dimanche 22 mars à partir de 14h : ren­dez-vous à l'école de Saint Pée, avec deux parcours différenciés suivant les ni­veaux.

Mer­cre­di 25 mars Table ronde organisée par le CCFD-Terre Solidaire à 20h à la salle de réception de la Villa Bourdeu. Thème traité : «l'autonomie économique des femmes» avec plusieurs intervenant dont une partenaire du CCFD-Terre Solidaire originaire de Colombie dont l'ONG «Vamos Mujer» promeut la citoyenneté des femmes et leur place dans l'économie.



18/02/2015

Mes­sage du Pape Fran­çois pour le Ca­rême



« Chers frè­res et sœurs, Le Ca­rême est un temps de re­nou­veau pour  l’Église, pour les com­mu­nau­tés et pour cha­que fi­dèle. Mais c’est sur­tout un « temps de grâce » (2 Co 6,2). Dieu ne nous de­mande rien qu’il ne nous ait don­né au­pa­ra­vant : « Nous ai­mons parce que Dieu  lui-même nous a ai­més le pre­mier » (1 Jn4, 19). Il n’est pas in­dif­fé­rent à nous. Il porte cha­cun de nous dans son cœur, il nous con­naît par no­tre nom, il prend soin de nous et il nous cher­che quand nous l’aban­don­nons. Cha­cun de nous l’in­té­resse ; son amour l’em­pê­che d’être in­dif­fé­rent à ce qui nous ar­rive. Mais il ar­rive que, quand nous al­lons bien et nous pre­nons nos ai­ses, nous ou­blions sû­re­ment de pen­ser aux au­tres (ce que Dieu le Père ne fait  ja­mais), nous ne nous in­té­res­sons plus à leurs pro­blè­mes, à leurs souf­fran­ces et aux in­jus­ti­ces qu’ils su­bis­sent… alors no­tre cœur tombe dans l’in­dif­fé­rence : alors que je vais re­la­ti­ve­ment bien et que tout me réus­sit, j’ou­blie ceux qui ne vont pas bien. Cette at­ti­tude égoïste, d’in­dif­fé­rence, a pris au­jourd’hui une di­men­sion mon­diale, au point que nous pou­vons par­ler d’une mon­dia­li­sa­tion de l’in­dif­fé­rence. Il s’agit d’un ma­laise que, comme chré­tiens, nous de­vons af­fron­ter.
Quand le peu­ple de Dieu se con­ver­tit à son amour, il trouve les ré­pon­ses à ces ques­tions que l’histoire lui pose con­ti­nuel­le­ment. Un des dé­fis les plus ur­gents sur les­quels je veux m’ar­rê­ter dans ce mes­sage, est ce­lui de la mon­dia­li­sa­tion de l’in­dif­fé­rence. L’in­dif­fé­rence en­vers son pro­chain et en­vers Dieu est une ten­ta­tion réelle même pour nous, chré­tiens. C’est pour cela que nous avons be­soin d’en­ten­dre, lors de cha­que Ca­rême, le cri des pro­phè­tes qui haus­sent la voix et qui nous ré­veillent. Dieu n’est pas in­dif­fé­rent au monde, mais il l’aime jus­qu’à don­ner son Fils pour le sa­lut de tout homme. À tra­vers l’in­car­na­tion, la vie ter­res­tre, la mort et la ré­sur­rec­tion du Fils de Dieu, la porte en­tre Dieu et l’homme, en­tre le ciel et la terre, s’est dé­fi­ni­ti­ve­ment ou­verte. Et l’Église est comme la main qui main­tient ou­verte cette porte grâce à  la pro­cla­ma­tion de la Pa­role, à la cé­lé­bra­tion des sa­cre­ments, au té­moi­gnage de la foi qui de­vient agis­sante dans l’amour (cf. Ga5,6). Tou­te­fois, le monde tend à s’en­fer­mer sur lui-même et à fer­mer cette porte par la­quelle Dieu en­tre dans le monde et le monde en lui. Ain­si, la main, qui est l’Église, ne doit ja­mais être sur­prise si elle est re­pous­sée, écra­sée et bles­sée. C’est pour­quoi, le peu­ple de Dieu a be­soin de re­nou­veau, pour ne pas de­ve­nir in­dif­fé­rent et se ren­fer­mer sur lui-même. Je vou­drais vous pro­po­ser trois pis­tes à mé­di­ter­ pour ce re­nou­veau.

(à sui­vre)

27/01/2015

Réaction...témoignage...


CHARLIE CHARIA CHARITÉ Réaction de Marc Fromager directeur de l’AED France. Le 19 janvier 2015 - 

Charlie. Etre ou ne pas l’être. Ce week-end, des manifestations anti-Charlie Hebdo ont dégénéré en émeutes à Niamey, au Niger, provoquant la mort de cinq personnes et la destruction de dizaines d’églises.

Charlie. Etre ou ne pas l’être. Si c’est pour manifester notre compassion pour les victimes et notre résistance au terrorisme, évidemment oui. Si c’est pour ériger un soi-disant droit à l’insulte au nom d’une pseudo liberté d’expression sans limite, non. Comme catholique, j’ai souvent été consterné par la vulgarité de ces dessins qui offensaient sans retenue la foi des croyants, quelle que soit la religion. A ce propos, il est vraiment paradoxal que ce soit des églises qui soient incendiées au Niger alors que les chrétiens n’y sont pour rien.
Si aujourd’hui, être Charlie se révèle être le summum de l’expérience collective proposée aux Français, on peut imaginer quelques réticences et malheureusement prévoir de nouveaux drames. Fallait-il absolument imprimer et réimprimer une nouvelle couverture de ce journal pour susciter à nouveau des violences ? Que cherche-t-on ? Quel est notre objectif en nombre de morts ?
Charia. On peut ne pas aimer Charlie, cela ne peut en aucun cas justifier une telle violence, commise, selon les terroristes, au nom de l’islam. Ils ressemblent en cela aux djihadistes de l’Etat islamique, de Boko Haram ou d’Al Qaida qui tous prétendent également agir au nom de l’islam. Ces événements sont-ils le début du jihad sur le territoire national? Si oui, quel autre objectif aurait ce combat si ce n’est l’accélération de l’islamisation de la France et sa soumission à la charia ? On peut feindre l’angélisme mais la simple revendication de la liberté d’expression ne nous protégera aucunement contre une volonté radicale servie par une vitalité démographique, le tout sur fond de violence.
Charité. Alors que faire ? On a parlé de guerre déclarée à la France, il faut donc se défendre, avec toutes les armes nécessaires, qu’elles soient matérielles pour assurer la défense du territoire, juridiques pour faire régner le droit ou spirituelles car en dernier ressort, on doit pouvoir répondre à la vacuité spirituelle dont l’Occident meurt et dans laquelle l’islamisme s’engouffre.
Ce n’est pas la relance de Charlie Hebdo qui donnera envie de respecter voire d’aimer la France, mais d’abord une réappropriation des valeurs qui ont fondé l’Occident et dont l’abandon suscite – à juste titre – un mépris croissant, puis une double découverte, à la fois celle de la beauté et de la grandeur de notre histoire et de notre culture et aussi, mais peut-être avant tout, celle du Christ que nous sommes appelés à révéler par le témoignage de notre foi et par l’exercice de la charité.
  Marc FROMAGER Directeur d’AED France
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Le Père Nachon, prêtre des Missions Africaines de Lyon, avait fait construire et inauguré fin novembre l’église Saint Augustin à Niamey qui vient d’être brûlée le 16 janvier lors des manifestations contre Charlie Hebdo. 
Témoignage:
« Nous sommes anéantis », m’écrivent l’archevêque de Niamey et les paroissiens de St Augustin que j’ai quittés fin novembre, au lendemain de la consécration de la nouvelle et si belle église.  Le 16 janvier,  en quelques heures, toutes les églises catholiques de Niamey et les temples protestants ont été attaqués et incendiés, sauf la cathédrale qui a pu être sécurisée.  Une horde en furie criait que le Prophète serait ainsi vengé, suite à la dernière caricature de Charlie Hebdo. Une émeute contre les chrétiens alors que cette publication est elle-même antichrétienne !
Jusqu’à présent, la petite minorité catholique de 25.000 fidèles  vivait en très bonne harmonie avec les 17 millions de musulmans. Mais ceux-ci, de plus en plus noyautés et manipulés par les djihadistes et Boko Haram, ont saisi l’occasion et se sont mis à crier « mort aux chrétiens » et les ont poursuivis. Tous les prêtres et religieuses, quasiment tous africains, ont reçu l’ordre de quitter leur domicile pour se mettre en des lieux sûrs. Beaucoup ont été accueillis par des musulmans, il faut le dire aussi….
Prions. La reconstruction des églises et surtout des cœurs sera longue et douloureuse. »
Claude NACHON, SMA (le P. Nachon réside depuis début janvier en Guadeloupe, en tant que curé de La Désirade)

15/01/2015

Au nom de ma liberté d’expression :       (Abbé Jean Casanave)


Durant les heures tragiques de l’attentat contre le journal Charlie Hebdo, les chaînes de télévision ont fait défiler les experts les plus compétents qui s’évertuaient à supposer ce qui se passait dans les zones interdites ; d’autres témoins étaient invités à dire ce qu’ils n’avaient ni vu ni entendu mais il fallait bien occuper les oreilles des auditeurs. Enfin, journalistes et politiques accouraient  pour tenir des propos aussi unanimes qu’indignés autour de tables rondes où chacun essayait de placer la formule qui serait retenue pour la postérité. De ce déluge de paroles émergeait comme une bouée salvatrice une expression reprise mille fois : « La liberté d’expression, fleuron des valeurs de la République outragée ». Dans cette surenchère verbale et médiatique, j’entendais une petite voix qui s’élevait de mes fumeux souvenirs de 68, et que n’auraient peut-être pas désavouée les journalistes assassinés : « Liberté d’expression, piège à …!» En effet, quand celle-ci est bâillonnée, la démocratie meurt étouffée ; mais quand elle n’a plus de frein, elle ouvre la porte à la dictature de ceux qui ont ou prennent les moyens de s’exprimer.

A cette petite voix insidieuse et provocante s’ajoutait un cri : « Messieurs les censeurs …bonsoir ! » Qui se souvient encore de cette réflexion de Maurice Clavel furibard qui, au cours d’un débat télévisé, s’était aperçu que les journalistes avaient tronqué une partie d’un documentaire le concernant ? Les organisateurs de la chaîne télévisuelle en étaient restés pantois car ils n’avaient pas prévu de plan B. Clavel, le converti de 68, qui ne laissait personne indifférent, avait osé traiter quelques fonctionnaires serviles de censeurs. Depuis, certains intellectuels, ou supposés tels, se sont fait une spécialité, bien française dit-on, de dénoncer et de tourner en dérision tout ce qui leur apparaît être une entrave à la (ou à leur) liberté d’expression au point de devenir les censeurs encensés de la pensée universelle.
Comment cette liberté fondamentale, à laquelle nous sommes férocement attachés et que nous défendons tous, s’inscrit-elle dans les faits?

La vie en société n’est possible que dans les limites librement consenties des cultures qui nous imprègnent ou fermement imposées par la loi qui nous régente.Et ces limites affectent toutes les réalités sociales sans exception. Or, il existe dans notre pays un nombre de plus en plus élevé de personnes n’appartenant à aucune culture, totalement ignorantes de celles des autres et n’acceptant aucune loi. « Sans Foi, ni Loi » disions-nous autrefois. On appelait, en ce temps- là, les études littéraires du beau nom « d’humanités ». Elles étaient la mère nourricière auprès de laquelle le petit d’homme pouvait sucer les compléments alimentaires qui le feraient plus humain. De cet humanisme sans cesse renaissant, Athènes, Rome, Jérusalem, Constantinople étaient les sources. Sont-elles à ce point taries ou travesties?

Le temps est peut-être venu de laisser les slogans faciles à ceux  qui ont besoin de flatter l’opinion publique et de réfléchir à la question que j’énoncerais à la manière d’un sujet d’examen :
« Sachant que :
certains êtres humains expriment leurs idées par la parole, la plume, le feutre, le pinceau, le clavier ; que d’autres parlent par le geste, le poing, les pieds, le couteau, la bombe et la kalachnikov ;
Sachant que :
 la parole, le mot, le silence, le dessin, le geste peuvent élever les êtres humains mais aussi, comme les armes, les détruire et les tuer ;
Que vous inspire l’expression : « Toucher la liberté d’expression, c’est tuer l’identité française ! ».
 Quels remèdes préconisez-vous pour éviter ce meurtre national ? »

Que la liberté d’émotion et d’expression n’entrave pas notre liberté de réflexion et le passage à l’action! 


13/01/2015

LA TER­REUR N’AU­RA PAS LE DER­NIER MOT !

7 jan­vier 2015 -
 L’at­ten­tat per­pé­tré ce ma­tin con­tre la ré­dac­tion de Char­lie Heb­do nous bou­le­verse et nous par­ta­geons la dou­leur des pro­ches des vic­ti­mes. En ce dé­but d'an­née 2015, nous res­sen­tons l’am­pleur du choc que pro­vo­que cette at­ta­que au sein de la so­cié­té fran­çaise, et l’ef­froi res­sen­ti par la po­pu­la­tion. Face à cette at­teinte in­to­lé­ra­ble à la li­ber­té d'ex­pres­sion, nous vou­lons sim­ple­ment ré­af­fir­mer ce pour­quoi nous lut­tons, les va­leurs que nous dé­fen­dons :
Nous croyons la so­li­da­ri­té plus forte que la vio­lence.
Nous ap­pe­lons cha­cun, in­di­vi­dus, com­mu­nau­tés re­li­gieu­ses, et as­so­cia­tions à créer un élan de fra­ter­ni­té qui té­moi­gne­ra de la réa­li­té de cette force au coeur de la nuit.
Nous croyons au dia­lo­gue plus fort que la ter­reur.
Nous ap­pe­lons cha­cun, in­di­vi­dus, com­mu­nau­tés re­li­gieu­ses et as­so­cia­tions à s’en­ga­ger pu­bli­que­ment au ser­vice d’une laï­ci­té de dia­lo­gue et du res­pect de la li­ber­té de con­science.
Nous ap­pe­lons cha­cun, in­di­vi­dus, com­mu­nau­tés re­li­gieu­ses et as­so­cia­tions à pour­sui­vre la cons­truc­tion d’une France et d’un monde fra­ter­nels.
Nous ne lais­se­rons pas tuer l’Es­poir.
Nous ap­pe­lons cha­cun, in­di­vi­dus, com­mu­nau­tés re­li­gieu­ses et as­so­cia­tions à re­join­dre tous ceux qui sont, en France et dans le monde, en­ga­gés pour lut­ter con­tre l’inac­cep­ta­ble in­hu­ma­ni­té.
Car c’est bien EN­SEM­BLE que nous re­lè­ve­rons ces dé­fis.

Guy Au­ren­che, Pré­si­dent du CCFD-Terre So­li­daire
Vé­ro­ni­que Fayet, Pré­si­dente du Se­cours Ca­tho­li­que
Ra­chid Lahlou, Pré­si­dent du Se­cours Is­la­mi­que France
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 Mgr Marc Aillet le 8 jan­vier 2015

L’at­ten­tat d’une sau­va­ge­rie inouïe qui a coû­té la vie à deux po­li­ciers et dix col­la­bo­ra­teurs de « Charlie Heb­do » sus­cite en France et dans le monde en­tier une émo­tion et une ré­pro­ba­tion qua­si-una­ni­mes, à la­quelle l’Eglise ca­tho­li­que s’as­so­cie, tant par la voix du pape Fran­çois que par celle de la Con­fé­rence des évê­ques de France.
En tant qu’évê­que de Bayonne, Les­car et Olo­ron, j’in­vite les fi­dè­les du dio­cèse à prier pour les vic­ti­mes de cet acte in­qua­li­fia­ble, leurs pro­ches et leurs fa­milles, mais aus­si pour les fa­na­ti­ques qui, au nom de Dieu ou de la re­li­gion, ne re­cu­lent hé­las de­vant rien pour se­mer la ter­reur, la haine et le chaos.
Puisse le Sei­gneur nous don­ner la force et la grâce de re­fu­ser l’en­gre­nage de la vio­lence dans le­quel le ter­ro­risme s’ef­force de nous en­traî­ner, pour être et de­meu­rer, quel­les que soient les cir­cons­tan­ces, des ar­ti­sans de paix et de jus­tice.